A 27 ans, l'Espagnol de la formation Bouygues Telecom dispute sa première Grande Boucle. Avec une grosse envie de montrer son tempérament offensif sur les routes vallonnées de moyenne montagne, son terrain d'attaque préféré.
« Pour l'équipe Bouygues, le Tour débute maintenant » ! L'ancien coureur de la Once annonce la couleur. Si pour certains la course est partie depuis bientôt une semaine, il n'en va pas de même pour les hommes de Jean-René Bernaudeau. Relayant les propos de leur directeur sportif qui a toujours déclaré que les étapes pour sprinteurs étaient quasiment impossibles à enlever, les coéquipiers de Pierrick Fedrigo espèrent profiter des tracés plus corsés qui se profilent à l'horizon dans les jours à venir.
« On est là pour donner une bonne impression », explique le lutin de Monjuich (1,73 m pour 59 kg). « Moi, je ne suis ni un sprinteur ni un pur grimpeur. J'aime surtout les étapes intermédiaires, vallonnées, où mes qualités de baroudeurs peuvent s'exprimer ». Il se risque même à un scenario idéal : « Si je peux prendre place dans une échappée d'une dizaine de coureurs et les surprendre au sprint... ».
Fidèle équipier, le Catalan découvre la plus belle épreuve du monde sur le tard, après trois participations à la Vuelta. « Tout est plus grand, plus impressionnant sur le Tour. Mais je suis très content et motivé. J'espère vraiment me mettre en évidence » avoue-t-il volontiers, affichant un sourire carnassier qui contraste avec sa bouille d'adolescent. « Vous savez, quand on m'a annoncé que je faisais partie des coureurs retenus, j'étais aux anges. On passe dans les Pyrénées et ma famille va venir me voir de Tarragone : ça sera une belle fête » !